Avec deux titres à portée de main, Alumitec Racing a passé les semaines qui ont suivi la course de Vallelunga à travailler sans relâche pour gagner la moindre fraction de performance avant la finale de la saison, point d’orgue d’un investissement de plusieurs millions d’euros visant à rehausser le niveau de l’organisation, tant sur la piste qu’en dehors.
La fête qui a suivi la course de Vallelunga n'a pas duré longtemps.
Après un nouveau week-end dominé en Italie, Alumitec Racing s'est immédiatement concentré sur la seule chose qui compte désormais : Zolder et le championnat.
Depuis son retour de Vallelunga, l'équipe travaille sans relâche sur ses voitures, analyse les données, peaufine les réglages et cherche à apporter toutes les améliorations possibles en vue du dernier week-end de la saison de la NASCAR Euro Series.
Pour Alumitec, cette lutte pour le titre est également le fruit d'un projet ambitieux qui a été mis en place à une vitesse remarquable.
UN ENGAGEMENT DE PLUSIEURS MILLIONS D'EUROS
Alain Lord Mounir, propriétaire, directeur sportif et PDG d’Alumitec Racing, a investi plusieurs millions d’euros dans l’organisation avec un objectif clair : rehausser le niveau de qualité de l’équipe à tous les niveaux.
Cet investissement ne s'est pas limité à la performance pure et simple.
Le parc automobile, les équipements techniques, les ressources d'ingénierie, les pièces de rechange, les essais, la logistique et les effectifs ont été renforcés, tandis que des moyens importants ont également été consacrés à la présentation de l'équipe, à l'accueil, à l'image de marque, aux vêtements et à l'image globale du paddock.
La philosophie est simple : une organisation de niveau championnat doit se comporter comme telle et en avoir l'allure.
Plutôt que de se développer progressivement au fil de plusieurs saisons, Alumitec a accéléré ce processus en investissant massivement pour mettre en place une structure capable de rivaliser au plus haut niveau, tout en forgeant une identité professionnelle autour de l'équipe.
C'est maintenant que cet investissement va être soumis à l'épreuve ultime.
Zolder.
DEUX CHAMPIONNATS. UN WEEK-END.
Raphaël Lessard aborde la finale en pleine course au titre OPEN après une seconde moitié de saison exceptionnelle, marquée notamment par un doublé à Vallelunga.
En PRO, Nelson Piquet Jr. a lui aussi bouleversé la donne au classement général. Son doublé à Vallelunga a permis à l'ancien pilote de Formule 1 et vainqueur de la NASCAR de rester en lice avant la course en Belgique.
Gianmarco Ercoli reste quant à lui un autre facteur potentiellement décisif dans la course au titre, son classement au championnat étant toujours subordonné à l'issue de la procédure en cours devant la FIA.
Cela confère à Alumitec un atout dont peu d'organisations disposent à l'approche du dernier week-end :
Plusieurs pilotes sont susceptibles d'influencer deux luttes pour le titre.
DEPUIS VALLELUNGA, LE TRAVAIL N’A PAS CESSÉ
Au sein de l'atelier Alumitec, Vallelunga n'était pas considérée comme le point d'orgue d'un week-end couronné de succès.
C'était le début de la phase finale de préparation.
Depuis le retour des voitures d'Italie, les mécaniciens et les ingénieurs travaillent sans relâche pour les optimiser en vue du circuit de Zolder, en analysant les données et les possibilités de réglages à la recherche d'améliorations qui ne se mesurent pas nécessairement en secondes, mais en dixièmes et centièmes.
Équilibre. Freinage. Adhérence mécanique. Comportement des pneus. Sortie de virage.
Tout est en cours d'examen.
À ce stade d'un championnat, il ne reste plus grand-chose à découvrir. C'est dans les détails que réside la différence, et Alumitec souhaite arriver en Belgique en sachant qu'il n'y a plus rien à améliorer.
Avec ses freinages puissants, ses chicanes agressives et ses zones d'accélération décisives, le circuit de Zolder ne laisse qu'une marge de manœuvre très étroite pour les réglages.
L'objectif n'est pas de réinventer les voitures.
C'est pour les perfectionner.
CET INVESTISSEMENT A ÉTÉ RÉALISÉ EN VUE DE CE MOMENT-LÀ
Pour bâtir une écurie capable de remporter des titres, il ne suffit pas d'acheter des voitures de course et de se présenter sur le circuit.
Cela nécessite des infrastructures, du personnel, une bonne préparation et une volonté d'investir avant même de savoir si les trophées suivront.
C'est le pari qu'ont fait Alumitec Racing et son propriétaire.
Des millions d'euros ont été alloués pour rehausser les normes tant compétitives que qualitatives de l'organisation, depuis ce qui se passe sous la carrosserie jusqu'à ce que les supporters, les partenaires et les concurrents voient lorsqu'ils se promènent dans le paddock.
À présent que la saison se résume à un dernier week-end, l'investissement passe au second plan.
L'exécution prend le relais.
Les mécaniciens peuvent préparer les voitures.
Les ingénieurs peuvent trouver la configuration.
Les données permettent de déterminer à quel endroit le temps au tour a été enregistré.
La direction peut fournir les ressources nécessaires.
Mais dès que les moteurs rugiront à Zolder, ce sont les performances sur la piste qui décideront de l'issue des championnats.
À Vallelunga, l'équipe Alumitec Racing a prouvé qu'elle avait la vitesse nécessaire.
Cette saison a démontré que le club disposait des ressources et de l'ambition nécessaires.
C'est Zolder qui répondra à la dernière question.
Alumitec Racing parviendra-t-il à aller jusqu'au bout ?